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LE BLOG 100% NAPLES!

jeudi 31 décembre 2015

Pizzas, thermes et blanchisseries dans la Pompéi de l'an 79

D'après "Il Mattino" du 25/12, de Carlo Avvisati


Pompéi,   plusieurs bonnes raisons d'y retourner


Il y a deux mille ans à Pompéi, laver une tunique dans une blanchisserie coûtait un « dinar », soit environ cinq euros d’aujourd’hui, à quelques centimes près. Et la blanchisserie en avait à laver, de ces tuniques – la blanchisserie de Stephanus. Quand elle a été déblayée, on a mis à jour plusieurs squelettes : l’un d’entre eux était peut être le propriétaire, il tenait des pièces d’or et d’argent pour une valeur de quelques 1090 sesterces.

pompeionline.net
pompeiisites.org

La boutique s’ouvrait sur la rue principale, à savoir la via dell’Abbondanza, et c’est l’un des édifices de Pompéi qui sera ré-ouvert aux visites aujourd’hui, par la bénédiction de Renzi et Franceschini. Tout a été restauré dans cet atelier. Des plâtres stabilisés aux vasques de lavage des tissus. Dans ces vasques, les ouvriers foulaient à pied nus les étoffes à laver et à blanchir. La lessive de l’époque se constituait d’eau et d’urine. Cet élément provenait de la bonne volonté des Pompéiens qui étaient invités à se soulager dans des vasques placées aux angles de rue.
(Quels veinards, ces Pompéiens. Et les Pompéiennes alors ? Décidément, on n’a pas de bol nous les femmes : nous ne pourrons jamais … debout. Quand je pars en randonnée, c'est juste la galère de se prévoir des pauses adéquates)
De plus, la confrérie des blanchisseurs étaient l’unes des plus puissantes de la ville.

Un peu avant, c’est la domus dite du « Criptoportico », dont le nom vient du « portique caché » somptueux situé sous le jardin. La construction prend quasiment la moitié de l’ilot qui l’abrite. Pendant la restauration, on a trouvé de très nombreux restes de plâtre portant des fresques. Les décorations retrouvées du tepidarium (destiné aux bains chauds) représentent, entre autres, un personnage de danseuse, en pourpre, tenant un bâton à la main tout en faisant des pas de danse sur la partie supérieure d’une colonne. On y trouve également une arche en bois près du praefurnium (c’est à dire le four qui produisait l’eau chaude destinée à réchauffer les thermes) et l’arche croisée du calidarium (le secteur des thermes où il y avait de l’eau chaude) dans les termes en-dessous.
(Ça me donne envie de retourner aux thermes, à Ischia... De savoir déjà qu'à l'époque, ils aimaient les thermes me confortent à aimer paresser dans l'eau chaude)


artemagazine.it


Quand la domus du Sacerdos Amandus a été restaurée, on a trouvé les restes de six squelettes, adultes, femmes et enfants, groupés près de la porte, piégés alors qu’ils tentaient probablement de sortir de la maison qui s’écroulait, révélant encore une fois le caractère tragique du destin des Pompéiens. Surtout, ne pas manquer d'admirer une série de scènes avec des personnages mythologiques comme Persée, Andromède, Hercule dans le jardin des Hespérides, ainsi que le vol de Dédale et d’Icare. La particularité de cette domus est de compter trois portes d’accès, en dehors de son luxe et de son faste qui la distinguent parmi toutes les belles demeures pompéiennes. C’est là qu’on a trouvé la statue en bronze de l’éphèbe (c’est une copie d’un original grec datant de la moitié du Vème siècle av. J.-C.) que le propriétaire avait adapté au lampadaire du jardin. Sinon, il y a aussi quatre statuettes de « placenteri » (vendeurs de « placentae », ancêtres des foccace modernes, ressemblant beaucoup à la pizza),
(Qu'est-ce que je les aime, ces Pompéiens qui allaient aux thermes et mangeaient des pizzas, se recevaient et dînaient couchés, le rêve quoi)
qui se trouvent maintenant au Musée Archéologique de Naples, utilisées aussi comme portes-coupes à présenter aux invités des banquets.
Ces édifices étaient vraiment mal en point, la restauration en a permis la récupération.
« À partir d’aujourd’hui, il faudra un entretien journalier », disent les experts. Mais qui s'en chargera? (C'est pas le tout là, il faut prendre de bonnes résolutions pour 2016, voir mon article sur ce sujet:
http://fortitudepole.blogspot.com/2015/12/bonnes-resolutions-pour-2016.html
surtout qu'ils ne fassent pas comme moi à Pompéi, hein)





http://www.ilmattino.it/napoli/cultura/pompei_le_domus_restaurate_da_lavanderia_pizzeria_79_dopo_cristo-1445962.html

Est-ce qu'il y en a qui ne savent pas encore qu'on peut aller à Pompéi de  Naples, Stazione Garibaldi, via la Circumvesuviana, à raison d'un train toutes les demi-heures? (à peu près). Il faut leur faire un dessin? et que ce n'est pas cher?

Ressources
http://www.pompeiisites.org/Sezione.jsp?titolo=Pompeii%2C+Fullonica+of+Stephanus&idSezione=4996
http://www.artemagazine.it/archeologia/41506/grande-progetto-pompei-come-nuova-la-domus-del-criptoportico/
http://www.artribune.com/2015/12/renzi-e-franceschini-a-pompei-per-inaugurare-sei-nuove-domus-eccole-nelle-immagini-e-intanto-il-generale-giovanni-nistri-lascia-la-direzione-del-progetto-grande-pompei-al-collega-luigi-curatori/pompei-casa-del-sacerdos-amandus/



dimanche 6 décembre 2015

La nouvelle mode qui fait rage à Naples: les selfies en salle d'opérations



La nouvelle mode à Naples : les selfies en salle d’ops

Source:

   Soigner les gens est l'un des métiers les plus nobles, l'un des métiers pour lesquels il est inutile de gaspiller quelques compliments tellement c'est évident. Parfois, les mots deviennent si inutiles qu’un clic semble nettement plus approprié pour montrer d’une manière spectaculaire comment ce métier noble parmi les nobles est pratiqué à bon escient et de façon professionnelle.

C’est ça,  la mode qui semble contaminer les médecins de Campanie de façon croissante, un selfie en salle d’opérations, avec un patient sous anesthésie en premier plan. De Salernes à Naples en passant par la région d’Avellino, se prendre en photo en cours d’opération semble être la confirmation que certains médecins veulent marteler ce qu’ils font et comment ils le font : des anesthésistes au pouce levé, de belles doctoresses souriant tout en travaillant et des médecins ayant revêtu la tenue anti contamination se prennent en photo avec les grands patrons en gants de latex maculés de sang, posant à côté des bistouris et des instruments opératoires, et avec la participation inconscience du patient, convaincu que c’est ainsi qu’il va subir une opération.

« J’ai vu ces photos, elles sont très contrariantes. Je ne les aurais pas prises, mais surtout, je ne les aurais pas partagées sur Facebook », dit ainsi Silvestro Scotti, président de l’Ordre des médecins, commentant l’habitude de ces équipes de médecins « alternatifs », au micro du « Corriere del Mezzogiorno ». Une habitude qui « risque de transmettre un message biaisé », outre le fait qu’il faut observer certains phénomènes aussi « sous l’angle de la légitimité. Certaines de ces photos ont de bonnes raisons d’exister, d’autres non ».

Un phénomène que le président de l’Ordre des médecins condamne pour sa portée symbolique. « En tant que médecin, je suis certain que ceux qui les ont prises n’ont absolument pas mis la vie des patients en danger, mais il n’est pas sûr que le citoyen qui tombe dessus n’en pense pas moins – explique Scotti. Je me mets à la place de ceux qui ont perdu un être cher en salle d’opératios et qui ont besoin de comprendre. Ces photos ne devraient pas circuler sur Facebook ».

Il n’y aura pas de mesure disciplinaire, dit Scotti, mais je donnerai un avertissement aux collègues adeptes des selfies. « Au cas où on me signalerait quelque chose de ce genre, je pourrai l’appeler à se justifier devant la commission disciplinaire ».


 De Giovanni Junior Vanelli




mercredi 18 novembre 2015

Naples solidaire de Paris après les attentats du 13 novembre: "la Marseillaise" à l'église

Naples, solidaire de Paris: on passe "La Marseillaise" à l'église

Naples soutient Paris après les derniers attentats terroristes. Même chose à l'église, lieu de prière, la sensibilité au carnage qui s'est produit au coeur de l'Europe est très importante. Si importante qu'à la paroisse de San Giovanni dei Fiorentini sur le Vomero, à l'initiative du père Lello Sogno, à la fin de la messe, il a passé "la Marseillaise". L'hymne français a résonné parmi les fidèles comme si c'était un chant sacré. L'émotion qui l'a accompagnée était forte parmi les fidèles. Un moyen efficace de dire qu'on est tous français dans ce moment difficile.

https://www.facebook.com/mattino.it/videos/10156209821075471/

De même qu'à San Gregorio, où "La Marseillaise" a été jouée à la mandoline:

https://www.facebook.com/mattino.it/videos/10156213079460471/

A la gare:

https://www.facebook.com/mattino.it/videos/10156215727865471/

Dans le quartier de l'artisanat des crèches:

https://www.facebook.com/mattino.it/photos/pcb.10156212749025471/10156212748155471/?type=3


vendredi 30 octobre 2015

"Lucky Ladies" ou le diable habite à Naples

Lucky Ladies,   romance napolitaine, version Sex and the City

À Naples, le diable est bien présent

D'après "Eventi Napoli"




Naples est une ville unique. Magnifique et désespérante. "Un paradis habité par des diables», disait-on au dix-septième siècle. "La ville est belle,  ce sont ses habitants qui la ruinent" – voici les commentaires les plus répandus par les Napolitains. Si on ne trouve guère d’objection contre le caractère paradisiaque de la ville,  comme de bons catholiques, nous la considérerons sous un angle diabolique.
un exemple: « Lucky Ladies ». Le programme raconte la vie privée de certaines dames de Naples, une vie magnifique et, peut être, inutilement luxueuse. C’est un journal intime en format vidéo, une série d'où émergent un contenu et les thèmes d'une "certaine épaisseur": jugez plus tôt :"Les Panaméens dansent avec passion, tu pourrais tomber enceinte si tu restes au milieu de la piste – Ça se voit qu’ils ne connaissent pas les Napolitaines, ce serait plutôt eux (les Panaméens) de risquer de tomber enceintes.

C’est le genre de discours que vous pourriez surprendre chez  l’esthéticienne ou dans la plupart des bars.

« Lucky Ladies » représente l'entropie napolitaine, cette tendance à dissiper les efforts, l'énergie et les richesses, aussi bien artistiques que culturelles qui existent dans cette ville (la série pourrait évoquer le théâtre grec au milieu des bâtiments de la voie San Paolo à la Via dei Tribunali,  la chanson napolitaine ou Enrico Caruso, le plus grand ténor du monde qui reçoit les honneurs du monde entier sauf de sa ville natale).

Mais non: au lieu de cela, dans « Lucky Ladies » les protagonistes parlent de leur week-end en montagne et de leurs nouvelles rencontres sentimentales, des vêtements à choisir pour un vernissage, des hommes et de ce qu’ils aiment.

On se croirait dans un épisode de Sex and the City, mais à Naples avec un casting plus âgé.

On ne pourrait pas élever un peu le débat?

http://eventinapoli.com/component/zoo/item/il-diavolo-veste-napoli
http://www.foxlife.it/tutte-le-serie/lucky-ladies/episodi
https://www.youtube.com/watch?v=ZmYuO3g3WtA


mardi 29 septembre 2015


La Pharmacie des Incurables, entre alchimie et modernité : une brève description d'un lieu emblématique de Naples

D'après "Eventi Napoli"
http://eventinapoli.com/eventi/visita-guidata-della-farmacia-degli-incurabili-di-notte




ANNEXÉE À L’HÔPITAL DES INCURABLES, LA PHARMACIE DU DIX SEPTIÈME SIÈCLE SE TROUVE À L’INTÉRIEUR DE LA GARNISON DU MÊME NOM DANS LE CENTRE HISTORIQUE DE NAPLES, ELLE REMONTE À 1700, QUAND IL A ÉTÉ DÉCIDÉ DE REMPLACER L’ANCIENNE BOUTIQUE D’APOTHICAIRE QUI DATAIT DES ANNÉES 1500.

Aujourd’hui, voici un bon exemple de la rencontre entre la culture scientifique et l’humanisme à  Naples, qui témoigne de l’engagement culturel actif de la ville à l’époque des Lumières.
Conçue par l’architecte Bartolomeo Vecchioni, la pharmacie des Incurables se compose d’un salon et d’un petit laboratoire : les étagères contiennent des ampoules en verre de Murano, des vases en majolique peinte. Des fresques ornent le plafond.

La Pharmacie constitue aussi la partie la plus belle et la mieux conservée de l’ancien complexe hospitalier du royaume. Du point de vue architectural, la elle est de style baroque et rococo, et, à cette époque, elle a représenté un lieu prisé pour l’élite scientifique du courant dit « Illuminisme napolitain ».


napolidavivere.com

En somme, il s’agissait d’une vraie pharmacie moderne, enchâssée dans un ensemble de salons et escaliers en marbre, pavés en majolique et gravés d’or, avec des sculptures en bronze et des meubles raffinés en noyer. Les niches contiennent des bocaux et des ampoules en verre dans lesquels il y a des résidus de produits pharmaceutiques. Quelques unes de ces curiosités sont accompagnées du carton d’origine, qui indique le produit présent. Mais tous les cartons ne correspondent pas à ceux qui sont répertoriés dans le carnet d’ordonnances. En fait il s’agit de préparations d’origine minérale ou animales, qui témoignent de l’ancienne tradition alchimique et ésotérique, avant le tournant vers la modernité prise par cette pharmacie et en général par les progrès scientifiques et médicaux de l’époque. La présence de résidus alchimiques s’explique peut être par la demande populaire importante à laquelle la pharmacie a répondu : elle était effectivement ouverte aux patients extérieurs et pas seulement aux patients de l’hôpital.

En fait, la  fondation de la pharmacie a départagé la médecine illuministe de l’hôpital moderne, compris comme un lieu de soin et pas seulement comme un hospice. Dans la pharmacie des Incurables, l’engagement du pharmacien chimiste signe la grande conquête de la médecine jusqu’à maintenant, souvent impuissante devant certaines maladies et développements imprévus : grâce au pharmacien, le médecin a pu finalement éradiquer des maladies très diffuses et périlleuses comme la syphilis et d’autres infections vénériennes. En pratique, l’avènement de la Pharmacie des Incurables a sonné le glas des prières comme antidotes aux pathologies et aux problèmes de santé de toute nature, et a commencé, en l’absence d’antibiotiques, à soigner avec des moyens appropriés et efficaces les désordres subis par les patients et les malades de Naples.

http://www.museoartisanitarie.it/museoartisanitarie/percorsi-museali/farmacia-storica-degli-incurabili/
http://www.napolidavivere.it/2015/03/16/la-farmacia-storica-degli-incurabili-scoprire-napoli/
https://www.facebook.com/Farmacia-Storica-Degli-Incurabili-Napoli-1564363727129471/timeline/

mardi 8 septembre 2015

Quand la Nature s'en mêle... Entre tempête de grêle et lutte contre le moustique tigre en Campanie



Une énorme tempête de grêle s'est abattue sur le Golfe de Naples! Le samedi 5 septembre! Impressionnant.

Pour aller plus loin:
http://www.diariopartenopeo.it/grandinata-pozzuoli-napoli-quarto-tempesta/

Pendant ce temps, à Procida...





Au Département de biologie de l'Université de Naples "Federico II", on travaille sur un projet d'utilité publique: étudier les populations de moustique tigre pour en débarrasser nos campagnes. (http: //star.evosexdevo. ue).

Cette espèce de moustique (Aedes albopictus), originaire d’Asie et arrivée en Italie il y a environ 20 ans, est extrêmement dangereuse pour la santé car elle transmet des maladies graves. Pour collecter des données et analyser la situation présente, l’objet de l’étude s’est porté sur Procida, où les populations de moustiques sont importantes.

Ces jours-ci, en effet, une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Marco Salvemini, a commencé à explorer l'île, en capturant les moustiques et en amassant des données, proposant aux habitants de Procida de participer à ces recherches, grâce à un questionnaire et en demandant aux gens l’autorisation d’accéder aux jardins privés, là où les moustiques sont les plus nombreux.

Les habitants de Procida ont montré un réel intérêt pour cette initiative, car les insectes provoquent des soucis largement répandus.
Compte tenu des caractéristiques géographiques de l'île (seulement 3,7 km carrés) et la forte densité de la population (environ 11.000 habitants), Procida est susceptible de devenir un site idéal où appliquer des méthodes nouvelles de contrôle et d’éradication du moustique tigre (technique de stérilisation ou SIT). En fait, les caractéristiques de l'île rendraient une éventuelle nouvelle infestation plus difficile par rapport à tout autre endroit du continent.


Abbaye San Michele à Procida


La technique de la stérilisation des insectes a été appliquée en Italie, sur une base expérimentale, pour la première fois dans les années 80, contre la mouche méditerranéenne des fruits, précisément à Procida. Cette technique est maintenant utilisée avec succès partout dans le monde contre différentes espèces d'insectes nuisibles.

"L'élimination de ce moustique – a dit le département de biologie - serait un grand avantage pour tous en termes de santé publique et en termes d'image:"Plus de moustiques sur les 'îles Graziella, Arturo, et Postino. "L'administration de la ville a accueilli l'initiative favorablement et est d’accord pour signer un projet d'accord avec le Département de Biologie de Federico II, et à faire de Procida un lieu expérimental pour l’éradication du moustique tigre de ses terres, en appliquant des procédés biotechnologiques respectueux de l'environnement.

Dans les mois à venir, nous allons continuer à distribuer à tous les citoyens le questionnaire préparé par l'équipe, visant à démontrer la sensibilité de Procida à ce problème et la forte volonté de coopérer  de ses citoyens".

D'après "Il Mattino" 03/09/2015



http://star.evosexdevo.eu/unita-di-ricerca-marco-salvemini.php
https://www.docenti.unina.it/marco.salvemini

samedi 15 août 2015

Vade retro, Toledo!



Via Toledo, wikimedia






Pedro Alvarez de Toledo, wikimedia



Rome, le 20 septembre 1870 au matin : sous le feu de l’artillerie lourde visant à ouvrir une brèche dans les murs d’Aurélien. La cavalerie et l’infanterie de Victor Emmanuel II parvint à pénétrer dans la cité. L’armée prit le contrôle de la ville, mettant fin au règne temporaire du Pape. Enfin Rome fut réunie au reste de l’Italie et les élections du 2 octobre avalisèrent son annexion.

Tout Naples s’en réjouit et le conseil municipal de la ville prit part aux festivités car la réunification signifiait l’accomplissement du Risorgimento national (« Réveil » national). Le 10 octobre, le maire de la ville, Paolo Emilio Imbriani suggéra de changer le nom de la Via Toledo en Via Roma.


Paola Emilio Imbriani, maire de Naples

Immédiatement, l’idée divisa l’assemblée en deux groupes, l’un favorable et l’autre contre. Depuis 334 l’avenue s’appelait Via Toledo depuis son ouverture par le vice-roi don Pedro Alvarez de Toledo, marquis de Villafranca. Il n’aurait jamais imaginé que cette rue puisse devenir la rue emblématique de la cité.


Le débat tourna à l’orage. Il y avait ceux qui voulaient garder ce nom témoin de siècles d’histoires, mais il y en avait d’autres qui le considéraient comme un rappel de l’occupation étrangère de la ville. Le maire ne pouvait faire l’impasse sur le rôle joué par le vice-roi espagnol dans la vie de Naples, même si sa proposition équivalait à envoyer son nom aux oubliettes.

Pour résoudre ce problème, le conseil décida de nommer la rue « via Roma, ex via Tolédo ». Cette solution aurait pu calmer les esprits à la municipalité, mais il en fallait plus pour convaincre les Napolitains, qui voulaient conserver le nom historique.

Un comité pro via Toledo fut créé et la presse suivit – et le débat s’éteignit. Des personnalités rejoignirent ce comité, comme Bartolommeo Papasso, le célèbre historien, qui devint un ardent opposant au nouveau nom.

Tout ça  n’était qu’une perte de temps, la décision était entérinée. De nouveaux panneaux avaient été fabriqués pour remplacer les anciens, mais l’hostilité demeurait élevée. Il a fallu envoyer les gardes municipaux pour les installer pendant la nuit. La faction traditionnaliste ne résista pas à la tentation de la satire contre le maire et un petit poème commença à circuler en ville disant :

"Un detto antico, e proverbio si noma, 
dice: tutte le vie menano a Roma; 
Imbriani, la tua molto diversa, 
non mena a Roma ma mena ad Aversa * " 
(Il y a un diction qui dit : tous les chemins mènent à Rome ; mais le tien, Imbriani, est très différent ; il ne mène pas à Rome mais à Aversa*" ) 

Paolo Emilio Imbriani resta maire encore quelques mois après, mais sa décision laissa une telle marque dans les esprits, que même lors de son enterrement en 1877, la personne qui prononça l'oraison funèbre se sentit obligée de défendre sa décision patriotique mais impulsive sur le changement de nom de la rue.


* En 1813, l’Asile royal fut inauguré à Aversa, c’était le premier asile d’Italie.

Pour aller plus loin...

http://www.comune.napoli.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/EN/IDPagina/5731



mardi 21 juillet 2015

Sophie Vittoria, le bébé napolitain prématuré qui porte bien son nom: Victoire!

À Naples, Sophie Vittoria, bébé miraculeux

Est-ce que vous vous en souvenez? Voici Sophie Vittoria, le bébé napolitain né à seulement cinq mois et demi de gestation. Elle ne pesait qu'une livre et personne n'aurait parié un euro sur sa longévité.

Il mattino
Néanmoins, après trois mois et demi passés à l'hôpital, dans l'unité de soins intensifs aux nouveaux-nés Fatebenefratelli, et après une intervention chirurgicale délicate et de nombreuses épreuves qui ont marqué ses premières semaines, la petite fille est rentrée chez elle en décembre dernier. Le nourrisson, revêtu d'une belle robe de dentelle blanche, a été présenté à l'autel pour être baptisé. Puis, une grande fête a réuni plus de cent invités, parents et amis de Frances, son père et de Viviana, sa mère.

Sophie Vittoria et sa victoire

"Aujourd'hui, un parcours difficile mais victorieux s'achève", dit le père de Sophie, bouleversé. "C'est seulement maintenant que je réalise ce petit miracle et, en un clin d'oeil je revois toutes les étapes de cette histoire incroyable mais vraie: notre angoisse et notre désespoir à sa naissance, ce cinq septembre, quand tout le monde la donnait pour morte, puis, son combat, son long combat, pour lutter et survivre, et ce temps! ce temps passé près de la couveuse, pour lui donner force et chaleur. Et enfin, ce jour de la Sainte Lucie, en décembre, quand Sophie a pu quitter l'hôpital après l'opération de ses yeux".

"Maintenant, Sophie est une enfant heureuse ", dit Viviana, sa mère. "Elle nous apprend à apprécier ce don de la vie, avec son sourire, qui dit tout: une vie gagnée de haute lutte, menée avec la ténacité d'une combattante. Et aussi surprenant que cela soit, elle reste sereine malgré tous les maux dont elle a été affligée. Sophie est une petite fille comme les autres maintenant: elle doit juste reprendre du poids et être sous surveillance médicale pendant quelques temps".

Il mattino




http://www.ilmattino.it/napoli/cronaca/sophie_fatebenefratelli_battesimo_napoli/notizie/1440912.shtml
http://www.ilmattino.it/napoli/cronaca/sophie_bimba_piccola/notizie/1064694.shtml
http://www.ospedalebuonconsiglio.it/

jeudi 9 juillet 2015

Les Pink Floyd de retour à Pompéi: 250 photos inédites du live de 71

D'après "Il Mattino" du 3 et 5 juillet 

Les Pink Floyd, retour à Pompéi: Exposition de 250 photos tirées du live de 1971 grâce au réalisateur, Adrian Maben

Photographies inédites, matériel privé, photos tirées de la vidéo tournée à l'occasion du fameux concert à guichet fermé à l’Amphithéâtre de Pompéi. Un voyage photographique non seulement pour rendre hommage au groupe des Pink Floyd, dont la réputation n'est plus à faire, mais aussi pour rappeler leur venue dans un lieu hors du temps, comme l’est leur musique.


Il Mattino, 3 juillet 2015

"Pink Floyd - Live @ Pompéi – The Exhibition by Adrian Maben", tel est le titre de l'exposition qui sera inaugurée samedi 4 Juillet à 18 heures, dans les nouveaux locaux du Musée de la ville de Pompéi (Piazza Bartolo Longo, 36)
Les visiteurs y verront 250 photographies du  «Live à Pompéi ", mais aussi des photos inédites du caméraman, à l’époque c'était Jaques Boumandill, ainsi que du matériel appartenant au réalisateur. L'exposition comprend également la projection du film légendaire fait à cette occasion. Cette idée d'exposition dédiée aux Pink Floyd est née suite à un projet porté par Adrian Maben et grâce sa générosité; c'est lui qui a dirigé le groupe et fait le film à cette époque; de plus, c’est grâce à l'engagement enthousiaste du groupe «I Ragazzi degli Scavi" et des « Lunatics », aux côtés de très nombreux fans  que cette manifestation a vu le jour, en collaboration avec la ville de Pompéi.  Pour l'occasion, le maire, M. 
Nando Uliano, conférera la citoyenneté d'honneur de la ville au réalisateur. L'exposition, qui se déroulera jusqu'au 31 Juillet, sera accompagnée des concerts de deux cover bands, Pink Brick et Wallside, prévus pour le 8 et le 18 Juillet, dans les locaux de la Fonte Salutare, en face du Musée de la Ville. La générosité de certains habitants de Pompéi  a permis à cette exposition de voir le jour. L’entrée aux manifestations est gratuite.

Pour aller plus loin...

mardi 30 juin 2015

Naples: sea, fun and sun


d'après EVENTI NAPOLI: le coup d'envoi de la saison estivale est donné
Pour tous ceux et celles qui veulent se baigner à naples, de précieuses informations:

DE POSILLIPO À LA VIA PARTENOPE ET SANTA LUCIA, À L'EXCEPTION DE BAGNOLI ET SAN GIOVANNI À TEDUCCIO, LA MER PRÉSENTE D'EXCELLENTES CONDITIONS POUR LA BAIGNADE, SELON LES TESTS EFFECTUÉS PAR LA RIARPAC, L'AGENCE RÉGIONALE DE PROTECTION ENVIRONNEMENTALE. VOYEZ LA CARTE

On peut se baigner partout! Telle est la nouvelle que donne le maire, Luigi De Magistris, qui, de ses comptes sur les réseaux sociaux, exprime toute sa joie et confiance dans ce qui est la source la plus importante de tourisme de la ville.
 
Avec la fin de l'année scolaire et l'arrivée de l'été, il y a tant d'accès, de descentes et de structures qui accueillent les adultes et les jeunes qui veulent profiter des avantages d'une ville au bord de la mer; le coup d'envoi de la saison estivale est donné. Et les choses ne peuvent "que s'améliorer, en attendant que le gouvernement débloque la situation aussi à Bagnoli, qui deviendra, par la force des chose, un lieu prisé par les Napolitains aussi pour sa plage ouverte au public", a confirmé le premier Citoyen napolitain.

Photo: comune di Napoli

 
Voici les termes exacts de Luigi de Magistris:
 
"D'après les données communiquées par l'ARPAC, l'Agence Régionale de protection environnementale, on peut se baigner partout à Naples; les valeurs sont excellentes, de Posillipo à la Via Partenope et Santa Lucia, pour tout le bord de mer, à la seule exception du trait de côte de San Giovanni a Teduccio et Bagnoli. La mer constitue une ressource extraordinaire à différents niveaux pour notre ville et il est important qu'elle revienne aux Napolitains et aux très nombreux touristes qui visitent notre ville à tout moment de l'année. Nous avons équipé les plages urbaines d'installations hygiéniques, de douches, de passages spécial personnes à mobilité réduite en continuant, comme nous le faisons, les contrôles nécessaires pour éviter les décharges illégales; la situation ne pourra que s'améliorer quand le Gouvernement aura débloqué la situation pour Bagnoli, qui deviendra, par la force des choses, un lieu prisé par les Napolitains pour sa plage publique. Tout comme la Région devra s'acquitter de sa part de l'effort pour San Giovanni, accompagnant ainsi nos initiatives. Notre engagement: une mer où la baignade est autorisée et plus de plages publiques pour tous, et ce, de Bagnoli à San Giovanni".
 
  Il mare di Napoli è tutto balneabile
Photo: Eventi Napoli
  Il mare di Napoli è tutto balneabile
Eventi Napoli
Les plages de Naples sont...
-Il Largo Nazario Sauro
Largo Nazario Sauro; photo: Comune di Napoli

-La Colonna spezzata
-Riva Fiorita
-Marechiaro
-Gaiola

mardi 23 juin 2015

Arianna, première opératrice chez Enel à travailler sur les pylônes électriques

Arianna, première opératrice chez Enel

Arianna, la seule femme parmi les 600 opérateurs d’Enel. Elle est napolitaine, elle grimpe et travaille sur les pylônes électriques, mieux que les hommes.

Elle a 27 ans et elle est technicienne. Il a fallu mettre en place un vestiaire pour dames pour elle. Ses collègues la protègent et le disent sans détour : elle est super intelligente.


Lorsque vous la voyez, menue, au regard doux derrière des lunettes rondes, ongles manucurés, affable, vous ne croiriez jamais que cette fille travaille dans l’électricité, en équilibre sur des pylônes. C’est le genre de fille que les hommes aiment protéger, celle qu’ils approchent de manière galante et disent: «Votre voiture est en panne? Votre batterie est déchargée, je pense. "

Mais en fait, Arianna pourrait en manger, des batteries de voiture, à son petit déjeuner, car elle sait comment s’y prendre avec le courant électrique, beaucoup mieux que n’importe quel homme galant en veine de rencontre: c’est la seule femme qui travaille dans un groupe de 600 homme chez Enel, plus précisément ils sont 627. Plus Arianna.

Ce sont ces gens qui mettent, physiquement, les mains sur les câbles à travers lesquels l’électricité circule à une intensité impensable pour arriver jusqu’à nos maisons;  ce sont eux qu’on appelle, en pleine nuit,  quand l'alimentation est coupée et nous sommes perdus, dans le noir, pensant aux tranches de veau dans le congélateur qui se perdent.



Arianna,  seule femme parmi 600 travailleurs de sexe masculin. Newfotosud Sergio Siano

Jusqu'à il y a peu de temps, cette petite armée se composait exclusivement d’ hommes. Puis un jour, elle est venue, et les choses ont changé, que dis-je: "Pour nous, elle est comme tout le monde", disent ses collègues et ses supérieurs, et elle confirme avec un sourire. Bien sûr, ils ont dû mettre en place un vestiaire pour dames, mais ce fut la seule obligation à remplir après l'arrivée d'Arianna dans le monde d’Enel.  "Parce que je suis comme tout le monde – dit-elle, sereine - je tente de faire de mon mieux dans chaque intervention» . À vrai dire, elle fait mieux certaines tâches que ses collègues masculins, mais silence, il ne faudrait pas en vexer certains.

Photo de Sergio Siano

Vingt-sept ans, inscrite en génie électrique à Federico II, elle est née et a vécu à Piscinola où elle réside encore. Une vie de petite fille comme tant d‘autres, sauf qu'au lieu de jouer avec des poupées, elle a joué avec des composants électriques. «Excentricité de gamine," pensait la mère. Le père n’a pas réagi, car "il voulait un garçon et je jouais avec des composants électriques et ça lui plaisait», explique Arianna en riant. Ce n’était pas des «excentricités de gamine », la mère l’a compris quand Arianna a choisi l’enseignement supérieur: «Je veux être technicienne," dit-elle un matin. Elle est allée s’inscrire dans une école où on pouvait compter les filles sur les doigts d’une seule main, un prélude à son poste actuel. Excellentes notes à l'école, où elle a rencontré Gennaro, son petit ami actuel. Ensuite, le diplôme de technicienne spécialisée en électronique industrielle et en automatisme,  suivie d’une opportunité d’emploi: un entretien d’embauche chez Enel en Juin 2010. "Nous vous ferons connaître notre décision," ont dit ses interlocuteurs avant de la renvoyer chez elle ; Arianna pensait avoir échoué. Puis, trois ans plus tard, Enel l’a rappelée: voulez-vous essayer à nouveau? La suite, c’est ce poste. Sous contrat de stage en 2013, puis apprentie, et, enfin, elle a pu revêtir ce merveilleux costume bleu et orange. Pour vous, lecteurs, il semblerait que cet accent mis sur la combinaison de travail soit exagéré, mais vous savez, à voir l'enthousiasme que montre Arianna quand elle parle de sa "mission" avec cet uniforme, le ton de notre texte semble plutôt modéré.



Cette jeune femme affable et souriante n’a pas changé d'idée: «J’ai travaillé pour y arriver et j’en suis fière." Cela ne la dérange pas d’être dans un monde d'hommes, au contraire, elle en est heureuse; un peu parce qu'elle est choyée par tous, un peu parce qu'il est amusant de découvrir les regards étonnés quand les autres se rendent compte que, petite et aux cils maquillés, elle est en mesure de monter sur une échelle et d’analyser d’où vient le problème.
Vie d’opératrice comme les autres, y compris l’astreinte de nuit qui oblige à prendre la route. Changements d'équipe sans tenir compte du sexe, parce qu'il serait injuste de faire des différences avec le reste du groupe. Au travail exactement comme les autres, mais la famille, les amis, qu’en pensent-ils? Ses collègues disent que son fiancé est jaloux de son travail, mais Arianna dément fermement : "Nous nous aimons et nous nous réjouissons des succès de l’autre." Tandis que  ses amis ... "Bien sûr, c’est bizarre de rentrer à la maison avec la combinaison de travail et le casque dans le coffre. Mais quand je sors avec des amis, je redeviens une femme. Évidemment, je ne serai jamais comme ma sœur, en jupe  et talons hauts. Je mets des jeans et baskets mais je ne suis pas un garçon manqué ".


D’ailleurs, Arianna chante dans la chorale de la paroisse de Saint-Sauveur de Piscinola quand elle le peut. Les choristes disent qu’elle chante très bien aussi; de plus, quand le micro saute,  elle peut tout remettre en place en un éclair, mais ce ne sont que des rumeurs du quartier: alors, une fille en chair et en os peut-elle réparer l’installation électrique de l’église… oui ou non ?